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Le Comte de Monte-Cristo
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Alexandre Dumas
1844

Le Comte de Monte-Cristo

par Alexandre Dumas
AuteurAlexandre Dumas
Parution1844
Pages~1276
LangueFrançais
LicenceDomaine public
Temps de lecture estimé
~32 heures · 1276 pages · 420 mots d'analyse éditoriale
32h
lecture

À propos de l'œuvre

Le Comte de Monte-Cristo, publié en feuilleton dans Le Journal des débats entre 1844 et 1846, est l'un des romans les plus lus de la littérature française. Edmond Dantès, marin de dix-neuf ans sur le point de se marier et d'être nommé capitaine, est dénoncé par jalousie à la veille de son mariage et emprisonné au château d'If pour un crime qu'il n'a pas commis. Après quatorze ans d'emprisonnement, il s'évade, récupère un trésor que lui a indiqué l'abbé Faria, son compagnon de captivité, et revient sous l'identité du comte de Monte-Cristo pour ruiner méthodiquement les trois hommes responsables de son arrestation.

Thématiques et portée

Le roman est construit comme une mécanique de vengeance dont Dumas révèle progressivement les ressorts. Ce qui complique la lecture morale simple, c'est que la vengeance frappe aussi des innocents — les enfants des coupables, des gens de bien entraînés dans les ramifications du plan. Monte-Cristo lui-même finit par douter d'avoir le droit de s'ériger en instrument de la Providence, et la question de savoir si la justice privée peut se substituer à la justice institutionnelle est posée sans être résolue.

Pourquoi lire ce livre aujourd'hui ?

La force de Monte-Cristo est d'avoir posé une question simple — peut-on obtenir justice quand les institutions ont failli ? — dans un cadre romanesque assez ample pour en montrer toutes les complications. C'est aussi un roman sur la transformation d'une identité par la souffrance : l'Edmond Dantès qui sort du château d'If n'est pas le même que celui qui y est entré, et la question de l'après-vengeance, posée dans les dernières pages, est ce qui dépasse le cadre du simple roman d'aventures.

Dumas a écrit le roman en collaboration avec Auguste Maquet, qui effectuait les recherches et rédigeait des premières versions que Dumas transformait. Cette collaboration, qui a alimenté des polémiques de son vivant, ne change rien à la cohérence stylistique du roman : la voix de Dumas, son sens du rythme et ses dialogues, sont reconnaissables à chaque page. Ce que Maquet a apporté, c'est la documentation ; ce que Dumas a apporté, c'est la vie.