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Les Hauts de Hurlevent
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Emily Brontë
1847

Les Hauts de Hurlevent

par Emily Brontë
AuteurEmily Brontë
Parution1847
Pages~464
LangueFrançais
LicenceDomaine public
Temps de lecture estimé
~12 heures · 464 pages · 464 mots d'analyse éditoriale
12h
lecture

À propos de l'œuvre

Les Hauts de Hurlevent, publié en 1847 par Emily Brontë sous le pseudonyme d'Ellis Bell, est un roman gothique et romantique situé dans les landes du Yorkshire. La structure narrative est complexe : Lockwood, locataire de Thrushcross Grange, se fait raconter l'histoire de Wuthering Heights par sa gouvernante Nelly Dean. Heathcliff, enfant d'origine inconnue recueilli par la famille Earnshaw, s'attache profondément à Catherine Earnshaw. Rejeté par la famille de Catherine et humilié par son frère Hindley, il disparaît, revient riche, et passe sa vie à se venger de tous ceux qu'il tient responsables de sa souffrance.

Thématiques et portée

Ce qui rend Les Hauts de Hurlevent unique dans la littérature victorienne, c'est le refus d'Emily Brontë de distribuer les rôles moraux de façon conventionnelle. Heathcliff est simultanément victime et bourreau : ce qu'il a subi enfant explique sa violence sans la justifier. Catherine Earnshaw, qui choisit d'épouser Edgar Linton pour sa fortune et sa respectabilité tout en se proclamant identique à Heathcliff dans l'essence, est un personnage dont l'auto-contradiction est représentée avec une précision que le roman refuse de résoudre.

Pourquoi lire ce livre aujourd'hui ?

Les Hauts de Hurlevent a souvent été romantisé en une histoire d'amour absolu et tragique. Le roman est beaucoup plus dérangeant que cela : l'amour entre Heathcliff et Catherine est réel mais aussi toxique, destructeur de tous les tiers, et incapable de produire quelque chose d'autre que de la souffrance. La question de savoir si un tel amour mérite le nom d'amour, ou s'il s'agit d'une obsession déguisée en sentiment, est ce qui rend le roman productif à la lecture.

Le roman a subi une éclipse partielle après la mort d'Emily Brontë en 1848 — sa sœur Charlotte, en préparant la seconde édition, a écrit une préface qui en minimisait la sauvagerie et en excusait les défauts. C'est la redécouverte du roman au XXe siècle, notamment par les surréalistes et plus tard par les critiques féministes, qui en a établi la stature. L'histoire de sa réception est elle-même un document sur la façon dont certains textes ont besoin de temps pour trouver leur public.