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Silas Marner
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George Eliot
1861

Silas Marner

par George Eliot
AuteurGeorge Eliot
Parution1861
Pages~264
LangueFrançais
LicenceDomaine public
Temps de lecture estimé
~7 heures · 264 pages · 472 mots d'analyse éditoriale
7h
lecture

À propos de l'œuvre

Silas Marner, publié en 1861, est le roman le plus court de George Eliot et celui qu'elle a écrit le plus rapidement. Silas Marner, tisserand, a été chassé de sa communauté religieuse d'origine sur une fausse accusation de vol, et s'est réfugié dans le village de Raveloe où il vit en ermite, accumulant les pièces d'or que son travail lui rapporte. Le vol de son or par un jeune noble dissipé coïncide avec l'arrivée d'une petite enfant orpheline dans sa maison. Silas l'adopte. L'enfant, Eppie, le ramène progressivement vers la communauté humaine.

Thématiques et portée

Silas Marner est structuré comme un conte — sa construction est délibérément symétrique, presque allégorique — mais sa psychologie évite la simplification qu'implique le genre. La description de l'isolement de Silas, de la façon dont l'accumulation d'or remplace pour lui toute relation affective, est précise et convaincante. George Eliot s'intéresse à ce que la méfiance systématique fait à une conscience humaine, et à ce qui peut la défaire. La réponse qu'elle propose — l'amour pour un être entièrement dépendant — est simple dans son principe mais rigoureuse dans son développement.

Pourquoi lire ce livre aujourd'hui ?

Silas Marner se lit en quelques heures et reste longtemps après. Ce qui en fait un texte durable, c'est que George Eliot y traite une question simple — comment on revient à la vie après un traumatisme qui vous a fermé aux autres — avec la même rigueur intellectuelle qu'elle applique à des romans dix fois plus longs. La question de savoir si le bonheur de Silas dans la seconde partie de sa vie efface ou compense l'injustice qu'il a subie dans la première est posée et laissée ouverte.

George Eliot a dit que Silas Marner lui était venu comme une légende, et non comme la conséquence d'une réflexion analytique — une expérience inhabituelle pour une auteure dont les romans sont généralement le fruit d'une élaboration très consciente. Cette origine quasi intuitive est peut-être ce qui donne au roman sa clarté de construction : il suit la logique d'un conte, avec la rigueur qu'implique une contrainte formelle plus stricte que celle du roman réaliste ordinaire.