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Faust
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Johann Wolfgang von Goethe
1808

Faust

par Johann Wolfgang von Goethe
AuteurJohann Wolfgang von Goethe
Parution1808
Pages~158
LangueFrançais
LicenceDomaine public
Temps de lecture estimé
~4 heures · 158 pages · 472 mots d'analyse éditoriale
4h
lecture

À propos de l'œuvre

Faust, dont la première partie fut publiée en 1808 et la seconde en 1832 peu avant la mort de Goethe, est l'œuvre à laquelle Goethe a consacré plus de soixante ans de sa vie, des premières ébauches du Urfaust vers 1772 jusqu'à l'achèvement de la seconde partie. Le savant Faust, qui a épuisé toutes les disciplines sans parvenir à la connaissance fondamentale qu'il recherche, conclut un pacte avec Méphistophélès : si Méphistophélès parvient à lui faire dire d'un instant qu'il est si beau qu'il souhaiterait qu'il s'attarde, Faust lui appartient. La première partie, de loin la plus lue, se concentre sur la relation de Faust avec Marguerite (Gretchen), jeune femme innocente qu'il séduit et détruit.

Thématiques et portée

Ce que Goethe a construit dans Faust dépasse la légende médiévale dont il s'inspire. Méphistophélès, dans la version de Goethe, n'est pas simplement le représentant du mal : il se définit lui-même dans le Prologue au Ciel comme « une partie de cette force qui veut toujours le mal et fait toujours le bien ». Il est la négation nécessaire, le principe de contradiction sans lequel aucune énergie ne serait possible. Faust ne cherche pas des pouvoirs mais la totalité de l'expérience humaine — sentiment, pensée, action — et c'est cet appétit d'absolu qui le rend à la fois admirable et destructeur pour Marguerite.

Pourquoi lire ce livre aujourd'hui ?

La première partie de Faust est accessible sans le contexte philosophique qui encadre la seconde, et c'est par elle qu'il faut commencer. La scène de la cuisine de la sorcière, les nuits au bord du Brocken, et surtout les scènes entre Faust et Marguerite atteignent une densité lyrique et dramatique qui n'a pas perdu sa force. Ce que Goethe a saisi dans la figure de Faust — l'homme qui ne peut s'arrêter, qui détruit ce qu'il aime parce qu'il ne peut pas se contenter de le posséder — est resté au cœur de nombreuses représentations de l'ambition intellectuelle et scientifique depuis lors.